Where are the clean teenagers?

Ce matin ne m'apprend rien
Hier idem à demain
Une p'tite dernière pour la route
Ne rien voir coûte que coûte


Encore un p'tit peu plus
Toujours un p'tit peu plus
Poudre d'ange qui dérange
Poudre blanche qui démange


On dit bonjour on se sourit
C'est fou comme on devient gentil
Pupilles d i l a t é e s pour les initiés
Mains qui tremblent pour qui en a manqué


Et ces connards qui comprennent pas
"Ils échapent à leur vie, pourquoi?"
Cette vie elle est merdique
Ouvre les yeux : ce monde te nique


Encore un p'tit peu plus
Toujours un p'tit peu plus
Poudre d'ange qui dérange
Poudre blanche qui démange


La vie est trop courte pour te priver
Vis maintenant, va t'éclater
Te droguer, t'exploser, te défoncer
Puisque tu es jeune et en bonne santé
Puisque tu es jeune et en bonne santé
Where are the clean teenagers?

# Posted on Monday, 18 May 2009 at 2:24 PM

Edited on Monday, 08 June 2009 at 6:29 AM

Let's rock !

Une clope au bec, guitarre à la main, assis un tailleur sur le trottoire, il grattait quelques accords lancés à la va-vite il y a longtemps, histoire de se payer un petit truc à manger ce soir. Avant ... Ce n'était pas comme ça avant. Il avait un groupe, il faisait des tournées, il s'était même prit à rêver d'un succès mondial. Mais le destin en avait sans doute décidé autrement puisqu'il était là, rejouant les accrods des chansons qu'il avait composé pour sa chanteuse. Oui, sa chanteuse. Ca le fait sourire maintenant. Elle lui avait dit qu'il n'y avait que lui qui savait mettre sa voix en valeur comme ça.
Il s'arrêta un instant, tirant une bouffée. Une enfant du rock ... Il aurait dû se douter qu'elle serait si inconstante que ça. Elle a été embauchée, pas lui. Il ne lui en a pas voulut, c'était comme ça, point final. Il pensait retomber sur ses pieds, mais le bassiste était partit vers un groupe plus prometteur selon lui. Le batteur était resté. Un brave type ce gars. Là, il ne devait s'en prendre qu'à lui-même, il n'avait qu'à pas lui dire de partir "comme tous les autres". Il était seul maintenant, tant pis pour lui. Il écrasa sa cigarette par terre. Après tout, il se débrouillerait bien. Une chanson résonnait dans sa tête. C'était la toute première qu'il avait écrite, sans doute sa plus belle réussite. Ses doigts prirent instinctivement la position des accords. Il n'avait plus qu'à commander à sa main droite de gratter, comme avant. Il commança à jouer en arpèges. Musique triste et mélancolique du temps d'avant qui se transformait au fur et à mesure en une chanson. Il plaça sa voix grave et rauque. Elle allait si bien avec cette mélodie. Finalement, il n'avait besoin de personne.


"If you know what you make me do
If you know what I give to you
If you know ...

If you know that the stars shine
It will be, wherever you are
If you know I'm born
For you love"

Il marqua une pause avant de reprendre de plus belle, ses mains appuyant sur les cordes sans qu'il ait besoin de réfléchir.

"And now it's over
You have take your chance and give it away
If you really know how much I loved you
How much I needed you
I need you"

Il continua la chanson. Il se demandait à présent ce que ça chanteuse penserait de ça, ce qu'elle lui dirait si elle le voyait assis par terre comme ça, à mendier de quoi manger. Peu importe, il était sûr qu'elle n'en avait rien à faire qu'il galère comme ça. Elle, elle était célèbre maintenant et elle avait largement de quoi vivre, alors pourquoi s'encombrerait-elle l'esprit avec les souvenirs d'un pauvre guitariste ?

# Posted on Friday, 05 December 2008 at 1:17 AM

Edited on Sunday, 10 May 2009 at 12:57 PM

Rupture (cet article ne s'adresse à personne, je tiens à le préciser au cas où ... -__-)

Nous avons vécu un beau mensonge
Il est temps de se mettre à table
Toutes nos nuits n'ont été qu'un songe
"Je fais pas dans le durable"

Je t'ai jamais aimé
J'en suis désolé
N'oublie pas de t'en aller
Barre-toi s'il te plait

Notre vie était faite de doses
Nous ne pensions pas à autre chose
La vie nous a donné notre chance
Tu l'as perdu par ton arrogance

Je t'ai jamais aimé
J'en suis désolé
N'oublie pas de t'en aller
Barre-toi s'il te plait
J'ai oublié de t'apprécier

J'ai jamais réussit à te trouver
T'as jamais arrêté de te cacher
Comment pourrais-je le supporter ?
Tu es seul à jamais

Je t'ai jamais aimé
J'en suis désolé
N'oublie pas de t'en aller
Barre-toi s'il te plait
J'ai oublié de t'apprécier
La porte a claqué

Il y a des gens comme toi qui m'insuportent
Que j'ai envie de foutre à la porte
De toute mon amertume je te renie
Je ne veux plus faire partie de ta vie

Je t'ai jamais aimé
J'en suis désolé
N'oublie pas de t'en aller
Barre-toi s'il te plait
J'ai oublié de t'apprécier
La porte a claqué
Ne nous revoyons jamais

C'est l'histoire d'une rupture
Serais-je une ordure ?
Je pense que c'est de toi que vient le problème
Tu ne récoltes que ce que tu sèmes

Je t'ai jamais aimé
J'en suis désolé
N'oublie pas de t'en aller
Barre-toi s'il te plait
J'ai oublié de t'apprécier
La porte a claqué
Ne nous revoyons jamais
Notre histoire est terminée

La vie a décidé de te laisser choisir
Tu n'es qu'un cancer qui s'accroche à mourir
J'ai pas besoin d'un chirurgien pour te faire partir
Tu n'as qu'à ne jamais revenir

Je t'ai jamais aimé
J'en suis désolé
N'oublie pas de t'en aller
Barre-toi s'il te plait
J'ai oublié de t'apprécier
La porte a claqué
Ne nous revoyons jamais
Notre histoire est terminée
Avant même d'avoir commencé


Note : J'ai mis hors-ligne les deux derniers articles parce qu'ils ne me satisfaisaient pas totalement
Warewolf
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# Posted on Monday, 23 June 2008 at 7:56 PM

Edited on Sunday, 10 May 2009 at 1:02 PM

Histoire de ...

Il était rentré chez lui, enfin. La journée avait éparticulièrement éprouvante pour lui. Il avait appris que sa mère était au plus mal, que son patron le renverrai surement le lendemain pour "erreur professionnelle" alors que c'était cet idiot de Georges qui avait fait foiré la vente la semaine dernière. En fait, il soupçonnait Georges d'avoir dondes pots-de-vins à la direction pour lui éviter le renvoi. Cependant, avec son loyer impayé, lui ne pouvait pas se le permettre. Et quelqu'un devait payer pour l'immense bourde de la semaine dernière. Une vente de plus d'un million de dollars !!! Quand même ce Georges !!! Il descendit à la cuisine se faire une tasse de thé. Tout en écoutant son pondeur :
"
13h45 : Bon, ça doit bien être la cinquième fois cette semaine que je te laisse le message, mais faudrait vraiment que tu passes cupérer ton chien ... Tu sais, il s'ennuie de toi j'ai l'impression ... Bon, tu sais où me joindre au cas où ..."
C
'était son ex-colocataire. Il lui avait confié son chien pendant une semaine où il avait partir en stage chez Tablacom. Le message suivant était dume style, elle lui rappelait ses horraires de liberpour qu'il puisse venir chercher son chien ... Toujours cette histoire de chien ... Il l'adorait son chien, mais il n'avait pas les moyens de s'en occuper ... Il faudrait bien trouver quelque chose ...

***

Cela faisait maintenant plus d'un mois qu'il cherchait du travail. Il ne voulait pas se résoudre à quitter la maison qu'il avait occupée pendant si longtemps. Il avait expliqué la situation à son ex-colocataire et elle avait accepté de lui garder le chien encore quelques temps, le temps qu'il retrouve de quoi vivre. Il passait maintenant ses journées à tourner en rond dans la maison, passant le plus clair de son temps à boire du thé ou à chercher des offres d'emplois qui pourraient lui permettre de refaire carrière. Aujourd'hui, il était particulièrement morose. Dans moins d'une heure, les huissiers se saisiraient de la maison et de tous les meubles à cause des loyers impayés. Travis lui avait bien proposé d'emménager chez lui le temps qu'il retrouve quelque chose, mais toutes ces solutions n'étaient que temporaires. Il adorait Travis. C'était son meilleur ami depuis qu'ils étaient tout petits. Leurs mères avaient accouché dans le même hôpital et s'étaient retrouvées dans la même chambre. Personne ne pensait qu'une si forte amitié relierait les deux garçons plus tard. Ils avaient ensuite fait toutes leurs études ensemble, mais Travis avait été embauché dans une autre ville et les deux amis avaient dû se quitter, sans toute fois perdre contact. Travis s'était marié, avait eu deux enfants et vivait très bien dans une petite villa. Mais lui ... Il s'était fait plaquer il y a deux mois par Aurélie, qui ne supportait pas de vivre dans une maison à loyer. Pourtant il l'aimait Aurélie ... C'était son seul et unique amour. C'est peut-être aussi à cause de ça qu'il avait perdu son emplois, en plus de la bourde de Georges. Depuis un mois, son état s'était aggravé et il était devenu très taciturne. Le téléphonne sonna. N'ayant plus la volonté de se lever du canapé, et ayant encore une fois été refusé dans un entretient, il laissa le répondeur faire son travail.

"Monsieu
r François, c'est le docteur John Lodu. C'est au sujet de votre mère. Je déteste faire ça par téléphone ... Elle a eu une attaque cette nuit. Nous avons tout essayé, mais rien n'a fonctionné. Je vous présente toutes mes condoléances."

Fin du
message. Il laissait les larmes couler le long de ses joues. Il trouva la force de se relever et partit à la cuisine. Il savait maintenant ce qu'il fallait faire. Son père lui disait toujours qu'il n'était pas un battant, qu'il n'arriverai à rien dans la vie, et il se faisait un plaisir maintenant de lui montrer qu'il avait eu raison de lui coller des baffes "pour le faire réagir". Oui, là il réagissait. C'était d'ailleurs la seule chose à faire. Le fourneau émis un petit "pffff" comme s'il se demandait pourquoi l'homme en face de lui ne l'avait pas allumé plus tôt. Quand à lui, il retourna s'assoir sur le canapé, dégustant avec délectation la dernière bière de sa vie, laissant le gaz envahir la maison. Au fond de lui, il avait toujours su qu'il finirait sa vie comme ça. Il regarda sa montre. Dans moins de quarante minutes les huissiers viendraient. Mais dans moins de trente minutes il n'y aurait plus rien à venir prendre ici. Il pensa à sa vie. Il avait bien vécu, connu des joies, des peines, l'amour, la tristesse. Il avait gagné, il avait joué, il avait perdu aussi. Toute sa vie se résumait dans ces mots : il avait perdu. D'abord son père, puis Aurélie, son travail, son chien, sa mère et maintenant sa maison. Il mettrait un terme à tout ça en perdant sa vie aussi. Ses pensées tournèrent encore pendant un certain temps. Il pensa qu'il ne voulait pas que quelqu'un d'autre meure avec lui. De toute façon, il était tout seul dans la maison. Encore dix minutes et tout serait fini. Il écouta une dernière fois sa chanson préférée, Imagine de John Lenon. Quelle chanson magnifique. Il pensa que ce serait bien que son dernier souvenir ici soit cette chanson. La porte d'entrée grinça. Il se releva en vitesse pour aller voir qui le dérangeait tant que ça. Il se retrouva nez à nez avec Travis :
"He
y mec ! Je t'ai trouvé un boulot dans ma boite ! Le patron veut bien t'embaucher, je l'ai convaincu que ce n'était pas toi qui avait provoqué le fiasco de la dernière fois et il veut bien te prendre à l'essai. Il dit que ...
-Travis ! Il faut que tu t'en ailles ! La maison va sauter !!!"
Une lue
ur d'effroi passa dans les yeux des deux amis. Aucun des deux ne voulait que l'autre meure, et Travis ne voulait pas mourir non plus. Il étaitre de deux enfants tout de même !

***

Le soir même, les policiers et les pompiers se pressaient autour de ce qui avait été autrefois une maison. Le journal télévisé montrait les images de l'édifice en ruine, la photo de son locataire, et posait la question que tout le monde se posait : "que s'était-il passé ?"

# Posted on Saturday, 10 May 2008 at 8:17 AM

Edited on Sunday, 10 May 2009 at 1:05 PM

Que fait-on ici ? (nan je vais pas me suicider -____-)

Je suis pas venu sur terre pour me faire des ennemis
Je suis pas venu sur terre pour vivre ta vie
J
e suis pas venu sur terre pour me fairetester
Je suis pas venu sur terre pour me faire oublier
Je suis pas venu sur terre pour déprimer
Ma
is je suis pas venu sur terre de mon plein gré.

Pourtant je suispour me faire des amis
Pourtant je suis pour éviter l'ennuis
P
ourtant je suis là pour aimer
Pourtant je suis pour me faire aimer
Po
urtant je suis là.

Je ne veux pas que vous me détestiez
Je
ne crois pas que vous voudriez me juger
Je
pense que vous ne faites qu'observer
S
ans comprendre la moindre de mes pensées.

C'est toujours pareil les jours
L
e soleil se lèvera toujours
B
ien après ton retour.

N'oubliez rien et sachez que le soleil
Q
uoiqu'il arrive brillera toujours pareil.

Ne
me jugez pas, continuez de vivre.

.
Que fait-on ici ? (nan je vais pas me suicider -____-)
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# Posted on Saturday, 03 May 2008 at 7:46 AM